Le gardien

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Bonjour et bienvenue au refuge des Ecrins. Voici quelques mots sur mon parcours.

Je suis originaire des Vosges et, déjà tout gamin, je passais mon temps dans la nature, à parcourir la forêt. J’aimais surtout l’hiver, la neige. A 15 ans j’ai commencé à m’orienter vers les pratiques de montagne, et suis rentré dans une équipe de secours en montagne vosgienne. C’est là que j’ai découvert l’escalade, l’alpinisme – notamment dans le Massif du Mont Blanc- et le ski de rando. Tout cela avec l’attirail de l’époque (chaussures en cuir…). Ces expériences, associées à mes lectures de montagne, ont façonné mon rêve de gamin : devenir guide de haute montagne. A 20 ans j’ai décroché mon premier poste d’aide gardien de refuge dans les Vosges, au chalet universitaire de la Schlucht, un gros bâtiment de 90 places ouvert à l’année. J’y suis resté plus de 2 ans avant de partir pour le service militaire au Peloton de Gendarmerie de Montagne. A la sortie, je suis parti pour la Haute Savoie. Là, j’ai été pisteur secouriste aux Contamines pendant 6 ans, en même temps que moniteur d’alpinisme à l’UCPA. Je faisais aussi quelques portages et je donnais la main aide au service dans l’ancien refuge des Conscrits.

Puis j’ai pointé le bout de mon nez dans le Dévoluy, à La Cluse, ou j’ai travaillé comme accompagnateur en montagne et pisteur l’hiver. En 95 j’ai pris le gîte de l’Yvraie que nous avions rénové avec un copain. Je l’ai tenu pendant 11 ans avant de partir, en 2006, pour le hameau d’Ailefroide et le refuge de Leï Mendi, un hébergement construit par les apprentis de la mine de Gardanne. En 2013, retour à la haute montagne, avec le refuge du Pelvoux, que je tenais l’été, alors que je gardais l’hiver le chalet de l’Eychauda dans la Vallouise.

Ce que j’aime particulièrement dans ce métier

Au début, ce qui m’a attiré dans le métier de gardien de refuge, c’était de faire partie de ce milieu de la montagne, d’être dans un réseau de gens qui aimaient aller en montagne, échanger sur les courses et les conditions.

Mais j’ai découvert plus tard – à partir de mon expérience à La Cluse - que j’adorais cuisiner. J’aime que les personnes qui me rendent visite soient contentes de leur séjour, et la cuisine est une part importante de cette satisfaction. En cuisine, j’aime créer, que les menus et les plats changent de jour en jour, selon ce que je souhaite apporter aux gens.

J’aime aussi échanger avec les gens venus de tous horizons pour pratiquer, leur passer des infos, comprendre comment ils organisent leur sortie, ce qu’ils viennent chercher en montagne. Je prends par exemple beaucoup de plaisir à faire mon briefing sur les conditions du lendemain et la sécurité chaque soir au refuge.

 

La particularité du refuge des Ecrins

D’abord, c’est un public d’alpinistes et de skieurs qui fréquente ce refuge. Il y a dans ce cadre beaucoup de gens qui se dépassent pour vivre de belles expériences en montagne.

L’environnement haute montagne est particulièrement beau et impressionnant, entre glacier et rocher, depuis le promontoire où se situe le refuge.

Personnellement j’avais l’expérience de gardiennage de refuges d’altitude, et par ailleurs de gros hébergements de vallée. Le refuge des Ecrins constitue un challenge qui réuni ces deux facettes. Il s’agit d’un hébergement de grande capacité, mais avec les contraintes du milieu haute montagne.

Enfin, dans ce contexte, j’aime travailler en équipe. Manager une équipe est un rôle que j’ai découvert, et qui est très enrichissant. Cela oblige à prendre des décisions, des orientations, mais aussi à se remettre en question, à être à l’écoute. Chacun apporte sa contribution, de nouvelles idées, et l’équipe se soutient dans les moments les plus difficiles.

 

Au plaisir de vous voir là haut,

Damien

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